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Von Pariahs

Né à Fontenay-Le-Comte au début des années 2010, Von Pariahs réunit Sam Sprent (Chant), Théo Radiere (Guitare, Chant), Marc-Antoine Riot (Guitare), Romain Bouchet (Claviers, Percussions), Hugo Allard (Basse) et Guillaume Cibard (Batterie). Tous, venus au monde quelques années trop tard pour pouvoir profiter de la venue des Melvins, Blonde Redhead ou encore Shellac dans cette petite ville traversée par les départementales et bercée par le ronron des poids lourds. Le fameux festival Rock, fierté locale qui plaça Fontenay sur la carte française des musiques soniques, leur était passé sous le nez.
Mus par une forme de frustration et nourris à l’ennui – les ambitions culturelles de leurs communes respectives ne semblant motivées que par le conservatisme, à l’exception de deux ou trois associations vaillantes mais peu aidées, – leur rage s'échappe dans la musique… Ce sera salvateur.
Une fois leur bac en poche, des études pour faire plaisir à on-ne-sait-plus-trop-qui les mènent à la “grande ville" : Nantes. Le succès de leurs concerts sur place, soude un peu plus le gang, qui s’était déjà forgé une solide réputation scénique là d’où il vient. Peu à peu, le son s’étoffe et se construit au travers de six personnalités très différentes tant dans leur histoire que dans leur caractère.

Tout d’abord, il y a l’anglais de la bande, Sam, brailleur/crooner à mi-chemin entre Mark E Smith, Scott Walker et Ian McCulloch, qui pose une présence, un son, une identité forte. Théo et Marco poussent les guitares, l’économie, le tricotage, la puissance toujours au service de l’énergie du morceau. Romain complète les arrangements, taille des angles de Juno 6 aux ambiances “cold” ; et Guillaume et Hugo conduisent le tempo, gèrent les dos d’ânes, la constance et le goût du risque.
À la sortie de leur premier album “Hidden Tensions” en 2013, le sextet écume les salles en interprétant des morceaux de pop fièvreuse biberonnée au rock anglais (des Buzzcocks à Bauhaus) et contenant des refrains que le kop d’Anfield pourrait détourner sans rougir. Leurs concerts incandescents les portent à travers le monde et une multitude de festivals (Nuits Botaniques, Osheaga, Sziget, Eurockéennes, Paléo, Montreux Jazz, etc). Les hymnes “Someone New” et “Skywalking” sont sur toutes les lèvres et dans toutes les têtes.
Quelques mois plus tard sort “Genuine Feelings” où le ton se fait plus sec, la barbe au menton, les cheveux longs. Fait “à la maison” à la sueur du front, cafetière vide et murs en béton, le groupe multiplie les clins d’oeil au rock américain plus viril tout en lorgnant vers le côté débraillé des Happy Mondays et MBV pour le mur du son. Malgré les singles “Bike Crash” et “Take Control" et un succès critique indéniable, les suceurs de sang frais que sont certains professionnels des musiques actuelles ont de nouveaux chouchous, de nouvelles lubies. Von Pariahs en ressort frustré, comme incompris, en proie aux doutes.

Alors pour “Radiodurans”, les six gars ont pris leur temps, mûrit leurs envies, transformé leur rage en élément constructif comme à leurs débuts.
Cette fois-ci, on change de formule : le groupe s’est adjoint les services d’un réalisateur dans le but d’ouvrir le débat pour aller vers des sonorités nouvelles. Eric Pasquereau, le chanteur/guitariste de Papier Tigre et de La Colonie de Vacances, entre autres, n’avait jamais eu ce rôle auparavant. Pas farouche, il se lance dans l’aventure et c’est le début d’un travail laborieux et précis. Les nombreux morceaux déjà composés sont étirés, coupés, tordus et finalement transfigurés par cette collaboration qui s’étale sur près de deux ans. Pendant tout ce temps, le collectif est poussé dans ses retranchements et ses contradictions, aussi bien musicalement qu’humainement. Mais s'il plie, il ne rompt jamais…
Et le résultat est là, car dès les premières secondes, la fulgurance de “The Bigger Picture” fait sentir cette énergie décuplée, cette envie d’en découdre à tout prix. Sam nous interpelle : “OH, YOU ! ” sont ses premiers mots.

Contrairement aux précédents opus du groupe, il est difficile de tracer une filiation à ce disque, d’y poser une étiquette si chère aux auditeurs. On est quelque peu décontenancé quand “Decisions” démarre au quart de tour. Ces mélodies naïves et cette dissonance étrange c’est de la pop, peut-être, mais alors sérieusement amochée. Quelques morceaux plus loin, l'atmosphère sombre hachée de “Suffocate" doit quant à elle sûrement autant à la musique répétitive de Glenn Branca qu’à Suuns ou Nirvana.
Plus qu’une volonté de surprendre, il y a celle de se définir, prendre le temps de se constituer une identité propre et non une construction imaginée selon ses goûts.
Dans la douceur atmosphérique de “The West” et la rancoeur retenue de “Envious Eyes” il y a comme une plénitude, tout se complète sans efforts, sans contraintes. Dans “Nothing Something” et “No Legs”, le groove nous porte jusqu’aux refrains accrocheurs qui nous rappellent les meilleurs tubes du groupe, tout simplement.
Pour parfaire “Radiodurans”, Von Pariahs a fait appel au mixeur australien Aaron Cupples (Tropical Fuck Storm, The Drones, Civil Civic) qui a su donner une forme finale à toute cette matière en accentuant les subtilités et en y ajoutant sa touche de folie.
Le radiodurans est l'un des organismes les plus résistants connus au monde. Ce groupe est désormais plus soudé, comme indestructible, avec cet album d’une liberté et d’une originalité comme on n’en croisera pas souvent dans les prochains mois.
À l’aube de leur premier album le dessinateur Luz disait : “Ian Curtis n’est pas mort, il se bourre la gueule à Nantes avec le plus prometteur des jeunes groupes français les Von Pariahs”. Aujourd’hui on peut le dire : il se bourre la gueule avec l’un des meilleurs groupes tout court.

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